A vélo électrique, avec ses phares allumés

Si vous êtes un adepte du vélo électrique, saviez-vous qu’il est obligatoire de rouler avec ses phares allumés, même en plein jour ?

Rouler avec ses phares quand il fait jour, est-ce vraiment utile ? Oui, et pour une bonne raison.

Environ 80 % des collisions entre un·e automobiliste et un·e cycliste ont lieu alors que les conditions de visibilité sont bonnes. Malgré cela, ces collisions se produisent parce que l’automobiliste « n’a pas vu » le ou la cycliste et ne lui a pas accordé la priorité.

Quelles sont donc les solutions pour éviter ces causes d’accidents ? Du côté des automobilistes et des infrastructures, réduire la vitesse est la mesure la plus efficace. Cela laisse davantage de temps aux automobilistes pour percevoir et traiter les informations importantes.

Il y a aussi le phénomène de la « sécurité par le nombre » : plus il y a de cyclistes sur les routes, plus les automobilistes prennent conscience de leur présence et y prêtent attention. Car souvent si les automobilistes ne les voient pas, c’est parce que leur œil et leur cerveau s’attendent à voir une voiture, pas un vélo.

Mais les cyclistes peuvent eux aussi appliquer une mesure très simple pour améliorer leur visibilité : rouler avec les phares allumés !

Cette mesure est obligatoire pour tous les vélos électriques depuis le 1er avril 2022. Rouler avec les feux allumés permet d’être repéré·e plus rapidement, surtout lorsque le contraste est faible — par exemple lorsqu’un·e cycliste porte des vêtements sombres sur un fond gris, ou lorsqu’il ou elle traverse une zone d’ombre, par exemple sous un arbre.

Une étude du Bureau de prévention des accidents (BPA) réalisée en 2024 a montré que seulement un tiers des vélos électriques lents circulent avec les feux allumés pendant la journée, comme l’exige la loi. Pour les vélos électriques rapides (jusqu’à 45 km/h), la proportion atteint 69 %.

Les mesures visant à prévenir les collisions sont particulièrement importantes pour les cyclistes seniors, dont l’âge accroît la vulnérabilité sur les routes. Comme le rappelle le BPA : « Environ un tiers des cyclistes motorisé·es grièvement blessé·es et environ deux tiers des tué·es sont âgé·es de 65 ans ou plus. Leur part dans l’accidentalité, en particulier le nombre de tué·es, est donc nettement supérieure à la part qu’ils représentent dans la population (19 %). 

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